“J’aurais connu mon père environ quatre ans.”

“C’est pour moi une thérapie, chaque fois que je le regarde, il me rappelle ces vies parties trop vite.

Composé de trois colombes : l’une représentant mon grand-père qui a su resté fier jusqu’à sa mort. Après plus de six heures de veille, il attendra que je sorte de la chambre pour nous quitter. La deuxième : mon meilleur  ami duquel je comprendrais jamais pourquoi il a choisit de nous quitter..

Enfin la troisième : mon père avec qui j’ai entretenu une relation complexe jusqu’à l’adolescence. Un sentiment fort d’abandon, de fuite. Pourtant, lorsque je reconnais ma sexualité, il prendra position contre tous, il devient mon protecteur. Il déclare une maladie. J’aurais connu mon père environ quatre ans.

Les roses représentent l’amour que j’ai pour eux. La montre qui est éclatée comme ma vie a volée en éclat à chacun de ces décès. Pour enlever la mémoire du temps, j’ai voulu qu’elle ne comporte pas d’aiguilles.”